Nadine Trintignant juge "prématurée" la libération anticipée de Cantat

Publié le 17 Septembre 2007

353305.jpgNadine Trintignant, la mère de Marie Trintignant, juge "prématurée" l'éventuelle libération anticipée de Bertrand Cantat, dans une lettre adressée au juge d'application des peines et dont Le Figaro a reproduit jeudi plusieurs passages.

"Je crains que (sa) libération très anticipée n'apparaisse comme tristement significative pour tous ceux qui luttent pour que soient enfin justement sanctionnées les violences faites aux femmes", écrit notamment la réalisatrice selon Le Figaro, qui indique que l'avis consultatif de la partie civile a été sollicité, comme le prévoit la loi.

"Je n'ai pas fait appel du jugement dont la sentence me paraissait appropriée, à la condition que la durée d'emprisonnement ordonnée soit respectée. Je ne doute pas que M. Cantat ait été un détenu modèle, purgeant d'ailleurs sa peine dans des conditions que bien des prisonniers lui envieraient", poursuit Nadine Trintignant.

"Je garde le souvenir profondément blessant des conditions dans lesquelles M. Bertrand Cantat a tenté de justifier son comportement en commençant par imputer à ma fille la responsabilité de sa propre mort, et en n'hésitant pas à salir sa mémoire", ajoute Nadine Trintignant qui a, selon le Figaro, envoyé une lettre similaire à la garde des Sceaux.

La demande de libération conditionnelle de Bertrand Cantat, incarcéré pour avoir porté des coups mortels à Marie Trintignant, sa compagne, en 2003 en Lituanie, sera examinée le 20 septembre.

Condamné à huit ans de prison, le chanteur du groupe Noir Désir avait été incarcéré en juillet 2003 à Vilnius, où il a été condamné, puis transféré en septembre 2004 à la centrale de Muret (sud de Toulouse).