Rock star, métier à risque ?

Publié le 12 Septembre 2007

NIR0601.jpgLes stars du rock semblent être des étoiles filantes vouées à mourir jeunes.
Publiée le mois dernier dans une revue britannique, une étude de l’université John Morres de Liverpool le confirme.
Avec un taux de mortalité très élevé, l’activité de rock star se confirme comme un métier dangereux.
Kurt Cobain, Jimi Hendrix, Jim Morrison,Janis Joplin… Ils avaient tous vingt-sept
ans, occupaient le statut envié de rock stars et sont morts jeunes.
A qui la faute? A leur métier, tout simplement.
Une étude très sérieuse de l’université John Moores de Liverpool, publiée le mois dernier dans une revue britannique, l’a confirmé. Rock star est une activité à haut risque,exposant à un taux de mortalité bien plus élevé quel a moyenne.
Une équipe de chercheurs a sélectionné 1064 musiciens, provenant de genres aussi différents que le rock, la pop, le punk, le rap ou la musique électronique. Tout compte fait, il apparaît que 100 artistes,dont les fameux Jimi Hendrix, Jim Morrison, JanisJoplin et Kurt Cobain, sont morts entre 1956 et 2005,quelques années à peine après les débuts de leur carrière.
Sur les 25 ans écoulés à partir des glorieux débuts de ces idoles, le risque de mort prématurée est 70 % plus élevé que pour le reste de la population. Ce risque grimpe même à 240 % durant les cinq premières années, les plus dévastatrices.
Pour ceux qui ont connu la renommée dans les années 1960 et 1970, le taux de mortalité durant les cinq premières années de succès est même trois fois et demi supérieur à la population de référence. Autrement dit, une rock star a en moyenne près de 2,5 fois plus de chance de mourir dans les cinq premières années de sa gloire qu’un citoyen moyen.
Sur l’ensemble de l’échantillon, l’alcool et la drogue semblent être les responsables de plus du quart des décès.
Indissociables de la panoplie de rock stars, les destins brisés avaient déjà fait l’objet d’un dictionnaire, recensant toutes ces icônes de la musique foudroyées en pleine gloire. «Le rock and roll est un vampire imprévisible et plein d’imagination, annonce Bruno de Stabenrath, en
préambule de son ouvrage. Quand il brise un destin, il veut de la fureur, du sang et des larmes. Mais surtout, il veut tripler ses ventes et transformer la postérité en jackpot.»
Les nouvelles idoles du rock ne semblent pas tenir compte des erreurs passées de leurs aînés. Au contraire, fidèles à la règle «meurs jeune et tu auras un beau cercueil», les icônes modernes telles Pete Doherty,Amy Winehouse ou Lily Allen entretiennent un comportement autodestructeur avec l’espoir, peut-être, d’intégrer le panthéon des rock stars parties trop tôt.

Le dictionnaire des destins brisés du rock,
Bruno de Stabenrath et Francis Zégut,
éd. Scali, 14,95 €.


amy-winehouse.jpgAmy m’a récemment dit
«je ne pense pas que je vais vivre longtemps». C’est comme si elle
mettait en scène son départ. Elle fête son autodestruction.

Janis Winehouse, mère d’Amy Winehouse,
The Daily Mail, 19 août 2007.

Rédigé par Carospears

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